du Par l’équipe des Services ESG de NEI.

De nombreux investisseurs s’entendent pour dire que les actionnaires devraient jouer un rôle dans le contrôle de la rémunération excessive des hauts dirigeants, mais nous sommes toujours à la recherche de la façon la plus efficace qui soit de fixer un « plafond absolu » à la rémunération.

Note de l’éditeur : Cet article a d’abord été publié dans notre rapport sur la propriété active du première trimestre 2022.

Près de 70 % des participants qui ont répondu à un sondage lors d’une table ronde que nous avons animée en mars ont déclaré que les investisseurs devraient envisager d’établir un plafond absolu de la rémunération des cadres, quelle que soit la performance financière d’une société, afin de régler le problème de la rémunération excessive. La séance s’inscrivait dans le cadre de la conférence du printemps de l’Interfaith Center on Corporate Responsibility, dont le but était de permettre aux investisseurs de mieux se situer à l’approche de la période de vote par procuration et de l’afflux annuel de décisions relatives à la rémunération.

En résumé, Teck saisit à plein l’opportunité dont elle dispose comme fournisseur de minéraux essentiels pour atteindre le zéro net. L’entreprise a identifié le changement climatique comme le principal risque de notre époque et tient désormais compte de toutes ses dimensions dans l’ensemble de ses réflexions stratégiques.

L’un des obstacles à l’établissement d’un plafond absolu se présente à l’échelle des secteurs. Certains investisseurs se sont demandé si une approche neutre à l’égard des secteurs pourrait être restrictive si la définition de rémunération excessive varie d’un secteur à l’autre. Est-il possible d’appliquer un « prisme sectoriel » pour tenir compte de ces différences?

Nous avons également discuté du rôle des consultants tiers en rémunération, qui exercent une grande influence quant au fait de déterminer si les rémunérations s’avèrent appropriées. En fait, les sociétés comptant des dirigeants dont la rémunération nous semble excessive font souvent référence aux commentaires qu’elles reçoivent de consultants tiers dans l’établissement de leur structure de rémunération. Ces recommandations sont généralement fondées sur une analyse comparative horizontale (fondée sur les niveaux de rémunération des sociétés comparables), alors que nous préconisons plutôt une analyse comparative verticale (reposant sur les niveaux de rémunération des employés au sein d’une même organisation). Les participants à cette réunion ont convenu que cet aspect devait être examiné de plus près.

Pour notre part, nous choisissons de mettre en place un plafond en sachant qu’il n’existe pas encore de définition commune de la rémunération excessive. Nous reconnaissons néanmoins que les actionnaires ont contribué à l’escalade des taux de rémunération des cadres supérieurs, laquelle ne concordait pas avec les augmentations de salaire de la main-d’oeuvre dans les dernières décennies. Nous pensons qu’il est important de soulever cette question avec l’information dont nous disposons, compte tenu des risques d’inégalité systémique. En 2021, nous avons resserré les critères pour déterminer la rémunération « excessive » et

« extrêmement excessive » afin de réduire l’écart salarial croissant entre les cadres et le reste du personnel. Si une rémunération est supérieure à 120 ou 190 fois le revenu médian des ménages au Canada, elle est jugée excessive et extrêmement excessive respectivement, et nous prévoyons voter à son encontre. Auparavant, les seuils étaient de 150 et 200 fois ce niveau, respectivement. Nous avons également effectué des ajustements à la baisse pour les sociétés américaines.

Nous espérons que le nombre d’investisseurs qui voteront contre les rémunérations excessives augmentera encore cette année, car les résultats en 2021 ont été conformes aux tendances et décevants. Selon notre analyse de l’indice composé S&P/TSX et de l’indice S&P 500, les sociétés canadiennes ont reçu en moyenne le soutien de 93 % de leurs investisseurs pour les programmes de rémunération que nous avions jugés excessifs, tandis que les sociétés américaines ont reçu le soutien de 82 % de leurs investisseurs en moyenne. Tout au long de l’année, nous continuerons de travailler avec des investisseurs qui partagent notre point de vue afin d’explorer et de mettre en oeuvre des solutions pour relever le défi de la rémunération élevée.

 

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