du Jamie Bonham.

En 2022, il est encore plus nécessaire de s’attaquer à la perte de biodiversité et de renverser cette tendance.

Note de l’éditeur : L’article qui suit est extrait de notre Liste Focus 2022 (PDF)

L’an dernier, nous avons établi que la perte de biodiversité était un risque systémique croissant. Nous avons souligné que nous avions besoin de mieux comprendre les conséquences de la perte de biodiversité dans la société et au sein de notre portefeuille pour déterminer les moyens que nous pouvons prendre pour avoir la plus forte incidence possible. Il est devenu évident que la perte de biodiversité est un risque systémique comparable aux changements climatiques et que les deux questions sont étroitement liées. L’accélération des changements climatiques augmentera la perte de biodiversité, et celle-ci nuira à notre capacité d’atténuer les risques climatiques.

L’importance de ce lien a été clairement démontrée à la COP26, puisque le soutien accru à l’engagement des dirigeants pour la biodiversité et l’annonce de la déclaration des dirigeants de Glasgow sur les forêts et l’utilisation des terres ont été les principaux résultats du sommet. La déclaration des dirigeants de Glasgow sur les forêts et l’utilisation des terres, qui a été approuvée par les pays signataires responsables de plus de 90 % de la couverture forestière mondiale actuelle, engage les signataires à faire cesser et à inverser les pertes forestières et la dégradation des terres d’ici 2030. Nous nous attendons à ce que la Conférence des Nations Unies sur la biodiversité qui aura lieu au printemps 2022 soit le catalyseur d’un élan mondial encore plus soutenu en matière de biodiversité.

La perte de biodiversité n’est pas seulement un risque pour les écosystèmes, puisque plus de la moitié de l’économie mondiale dépend fortement ou modérément de la nature, selon un rapport publié en 2020 par le Forum économique mondial et PwC. Par ailleurs, le recul des services écosystémiques, comme la pollinisation, la protection côtière, l’apport en eau, la production de bois, la production piscicole et le stockage de carbone, pourrait coûter jusqu’à 10 billions de dollars par année d’ici 2050, selon le Fonds mondial pour la nature.

La diminution de la biodiversité sur la terre et dans l’eau menace les fondements mêmes de l’économie mondiale. Nous avons donc fait de la biodiversité un thème important de notre programme d’engagement en 2022, qui regroupe les deux sous-thèmes suivants :

  1. Évaluation de l’incidence et de la dépendance
  2. Déforestation

Évaluation de l’incidence et de la dépendance

Un obstacle important à la réduction de la perte de biodiversité est que la plupart des entreprises (et leurs investisseurs) ne connaissent même pas l’ampleur de leur dépendance à la biodiversité ni leurs effets négatifs sur celle-ci. Pour les investisseurs, le manque de données sur la biodiversité nous empêche de mesurer les risques. Plus important encore, nous ne pouvons pas nous attendre à ce que les entreprises s’attaquent efficacement à la perte de biodiversité si elles n’ont pas pris le temps d’évaluer leur dépendance à la biodiversité ou leur incidence sur celle-ci.

Il existe plusieurs modèles qui visent à évaluer ces risques, et on constate une volonté de reproduire l’effet du Groupe de travail sur les divulgations financières liées au climat (l’un des principaux cadres de communication de l’information sur les changements climatiques) par la création du Groupe de travail sur les divulgations financières liées à la nature. Ce dernier publiera un cadre de présentation de l’information à des fins de rétroaction en 2022 dans le but de disposer d’un cadre définitif en 2023. Nous encouragerons les sociétés à communiquer avec ce groupe de travail et à préparer leur harmonisation future avec le cadre.

Afin de mieux comprendre notre exposition au risque lié à la biodiversité, nous encouragerons les sociétés qui évoluent dans des secteurs clés à évaluer leur dépendance à la biodiversité et leur incidence sur celle-ci dans le but de comprendre leurs principaux défis et occasions en la matière. Même si ces évaluations sont de nature qualitative, toute amélioration des évaluations et des mesures constituera une première étape déterminante pour de nombreuses sociétés.

Certaines sociétés pourraient être prêtes à passer à l’étape des solutions, comme l’utilisation de solutions fondées sur la nature ou le recours à l’agriculture régénératrice. Nous tâcherons d’encourager ces efforts dans la mesure du possible. Toutefois, nous estimons que de nombreuses sociétés ne font que commencer à comprendre l’importance de cet enjeu. Nous encouragerons donc la prise de mesures continues à l’égard de ce risque systémique.

Déforestation

Selon un rapport de Chatham House, la production alimentaire, bien qu’elle soit fortement tributaire d’une biodiversité saine, est le facteur ayant l’effet négatif le plus important sur la biodiversité. Plus précisément, la déforestation causée par les produits de base est l’une des plus grandes menaces pour les écosystèmes sensibles, surtout dans les pays en développement. L’élimination de forêts riches en biodiversité en raison de la fabrication de produits de base comme le bœuf, le soya et l’huile de palme est un phénomène bien documenté auquel la plupart des investisseurs sont probablement exposés par l’entremise de la chaîne d’approvisionnement dans le secteur des biens de consommation ou des activités de prêt des banques.

Dans cette optique, nous avons fait de la déforestation causée par les produits de base notre priorité initiale et nous nous sommes engagés à mobiliser les sociétés dans le but d’éliminer les sources de déforestation causée par les produits de base dans nos fonds d’ici 2025, conformément à la lettre d’engagement du secteur financier sur l’élimination de la déforestation causée par les produits de base (PDF).

Dans le cadre de notre travail sur cette question, nous avons privilégié la collaboration avec d’autres investisseurs à des fins d’échange des leçons tirées et d’harmonisation des activités d’engagement. En 2021, nous nous sommes joints à deux initiatives de collaboration sur cette question : le groupe de travail des professionnels des produits de base durables des Principes pour l’investissement responsable des Nations Unies et le groupe de travail sur l’utilisation des terres et le climat de Ceres. Ces deux initiatives nous donnent l’occasion de collaborer à des stratégies de mobilisation et à des approches politiques auprès d’investisseurs qui sont également conscients du risque systémique associé à la déforestation, tout en recevant le soutien de conseillers et d’experts techniques.

Nous soulèverons cette question pour la première fois auprès de certaines sociétés en 2022, mais nos activités d’engagement s’appuieront sur les leçons tirées des efforts déployés pour atténuer les répercussions sur la chaîne d’approvisionnement, y compris des préoccupations que nous avons déjà soulevées au sujet de la certification durable de l’huile de palme. Nous chercherons à amener les sociétés à évaluer leur exposition à la déforestation causée par les produits de base et à élaborer des stratégies pour l’éliminer.

 

 

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